Les quatre saisons de l’été, Grégoire Delacourt

les-quatre-saisons-de-l-ete-608346Les quatre saisons de l’été, Grégoire Delacourt paru chez Lattès le 29 Avril 2015, 265 pages.

Grégoire Delacourt est un auteur maintenant bien connu de ses lecteurs après le premier succès fulgurant de son roman : La liste de mes envies.

L’histoire en quelques mots :

Le roman se divise en quatre grands chapitres plus des chapitres « additionnels » de clôture. Quatre histoires d’amour aux alentours du 14 Juillet 1999 au Touquet. Des âges et des histoires de vie très différents. Un même langage des fleurs pour dire les sentiments.
Les couples ne se connaissent pas mais se croisent dans cette station balnéaire. Ils sont chacun à un stade bien différent de leur relation amoureuse.
Autre point commun : ce 14 Juillet a un goût d’irrémédiable en même temps qu’une part déterminante pour leur avenir.

Mon avis :

Si le sujet peut paraître basique aux yeux de certains lecteurs, ce qu’en fait Grégoire Delacourt est au contraire très réjouissant et novateur. Le roman peut se lire comme des nouvelles avec des ponts astucieux et discrets dressés d’un chapitre à l’autre. La notion de chute inhérente aux nouvelles se retrouve dans certains chapitres.
L’amour, thème éminemment central de ce livre, est disséqué à travers les différents personnages, les émotions, espoirs, complexités et autres déceptions. Ainsi que le désir…
L’écriture sensible, vibrante, percutante emporte le lecteur dans le sillage de ces quatre histoires parmi lesquelles l’on peut avoir une préférence ou une autre.
Une belle lecture d’été à savourer… par exemple sur la plage !

Un extrait de ce beau roman :

« A trente mètres, en contrebas, à peine cachés par les longues herbes arénicoles, deux adolescents d’un blond de sable, dont la lenteur des gestes rappelle la prudence de l’enfance, mais l’urgence des corps l’impétuosité du désir des adultes, s’embrassent soudain sur la bouche puis se séparent tout aussi soudainement. La jeune fille se met à crier :
-L’amour c’est quand on a les mains qui piquent, les yeux qui brûlent, quand on n’a plus faim !
J’ai tout de suite pensé à mes trois grands fils et formé le vœu qu’ils soient de cette race d’hommes qui font piquer les mains des filles et brûler leurs yeux. De ceux qui s’enfuient mais reviennent toujours ; comme l’homme du bar, enfin, cet intrus magnifique.
Je me suis allongée dans les dunes. Je ferme les yeux. Je laisse mes doigts s’enfoncer dans la tiédeur du sable, comme des serpents. Les grains coulent, telle de l’eau sèche. Le soleil chauffe mon visage. Le vent repousse un pan de ma jupe, je le laisse faire.
Une main se pose sur mon genou.
– Un mot, que je reconnaisse votre voix.
– C’est moi.
Alors la main remonte le long de ma cuisse. Elle s’arrête entre mes jambes, puis fait connaissance avec la nouveauté. »

Acheter ce livre

fnac livraison gratuite
Vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour acheter ce livre : Acheter Les quatre saisons de l’été, Grégoire Delacourt

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge