La dernière nuit du Raïs, Yasmina Khadra

dernière nuit raïsLa dernière nuit du Raïs, Yasmina Khadra paru chez Julliard le 20 Août 2015, 207 pages.

Le sujet de La dernière nuit du Raïs :

Nous partageons l’intimité des derniers instants du colonel Kadhafi qui subit les ultimes soubresauts des attaques virulentes à son encontre. Ses protecteurs, prêts au sacrifice ultime pour le protéger, se succèdent auprès de lui. Imbu de sa personne, mégalomane, autoritaire à l’extrême, il se méfie de tout le monde et surtout de ceux qui lui vouent un culte proche de l’idolâtrie.
A ses inquiétudes du présent, s’entremêlent des souvenirs de son enfance non dénués d’humanité, de tristesse également.

Ce que j’en ai pensé :

Cette introspection fictive dans la tête d’un dictateur est osée et déroutante.
La poésie si humaniste de Yasmina Khadra est bien présente dans ce roman.
L’auteur n’a pas écrit un roman historique sur Kadhafi mais plutôt un portrait tranché qui met en exergue le parcours (dans ses très grandes lignes) d’un homme qui se vautre dans la barbarie après avoir été un enfant à la recherche de son père.
L’écriture est belle et certains passages sont plus poignants mais l’ensemble manque tout de même de conviction.
Je suis restée relativement spectatrice de ce roman. Le personnage m’a laissée quelque peu indifférente et je n’ai été ni instruite ni tout à fait émue.

Un extrait du dernier roman de Yasmina Khadra :

« Les femmes…
J’en ai possédé des centaines.
De tous les horizons.
Artistes, intellectuelles, vierges, domestiques, épouses d’apparatchiks consentants ou de conspirateurs, je les pratiquais à la chaîne.
Le code était simple : je posais la main sur l’épaule de ma proie, mes agents me la ramenaient le soir sur un plateau enrubanné, et mon lit effeuillait ses draps soyeux pour que l’ivresse de la chair exulte.
Il y en avait qui résistaient ; j’adorais les conquérir comme des contrées rebelles. Lorsqu’elles cédaient, terrassées à mes pieds, je prenais conscience de l’étendue de ma souveraineté et mon orgasme supplantait le nirvana.
Rien n’est plus beau qu’une femme, et rien n’est plus précieux. Le ciel a beau scintiller de ses milliards d’étoiles, il ne saurait me faire rêver autant que la silhouette d’une concubine. La poésie, la gloire, la fierté, la foi ne seraient que peine perdue si elles ne contribuaient pas à mériter un baiser, une étreinte, un instant de grâce dans les bras de l’égérie d’une nuit… Je pouvais disposer de tous les trésors de la terre, il suffisait qu’une femme me refuse pour que je redevienne le plus pauvre des hommes. »

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