La Reine du tango, Akli Tadjer

image.htmlLa Reine du tango, Akli Tadjer paru le 9 Mars 2016 chez JC Lattès, 305 pages.

Akli Tadjer est un romancier franco-algérien, il a publié plusieurs romans dont quelques-uns adaptés à la télévision.

Mon résumé :

Suzanne vit à Paris où elle vivote en donnant des cours de tango, une passion née de son enfance puisque c’est avant tout un héritage familial. Sa mère, qui est décédée, était la « reine du tango » adulée de tous, une figure majeure de cet art et sa fille danse dans son ombre. Elle n’a que quelques amis dont un vieux copain de sa mère, un homme malade, qui est un peu une figure paternelle en remplacement de celui qu’elle n’a jamais connu et dont elle aimerait apprendre l’identité.
En matière d’amour, Suzanne ne semble pas mieux lotie. Elle vit seule mais elle est sur le point de faire une rencontre aussi dangereuse que bouleversante. Saura-t-elle se défaire de ses vieux fantômes, de la présence fantomatique de sa mère qui semble encore l’entraver tout autant que la transcender ? Le tango ne pourrait-il pas lui faire pousser les ailes et lui faire prendre enfin son envol vers un chemin librement choisi ? Car la danse, à l’instar de la vie, est rythmée, changeante, aussi belle qu’épuisante et imprévisible… En tango comme en ville Akli Tadjer nous montre les instants de grâce qui peuvent faire basculer une destinée.

Mon avis sur La Reine du tango :

Akli Tadjer signe un très joli roman à la stylistique rythmée en nous immergeant à merveille dans le monde singulier du tango avec une héroïne un brin fuyante, insaisissable, qui se voue à la danse comme elle est en amour, sans retenue ni calcul, avec un appétit immense. La phrase est sensuelle, les personnages secondaires ont une réelle épaisseur et le tout se lit bien non sans une certaine frénésie d’ailleurs. Outre le tango, il y est encore question d’amour bien sûr, des liens familiaux qui parfois nous portent ou pèsent sur nos vies, les secrets empoisonnant l’existence et la quête de liberté qui est protéiforme.
Un beau moment de lecture avec la peinture d’une véritable passion : le tango. Si cette thématique vous plait, je vous invite à lire le magnifique roman d’Hélène Grémillon : La garçonnière (cf : mon article) qui se déroule en Argentine et traite de bien d’autres sujets encore.

Un petit pas de tango grâce à ce court extrait :

   « Lorsqu’elle danse, ses enchaînements sont si fluides qu’elle devient complice du sol, de la musique, et son corps se fond dans celui de son partenaire. On croirait que le tango a été créé pour elle. Pourtant, elle est à l’opposé du cliché de la tanguera. Elle est blonde, pulpeuse, quoique élancée, des pommettes hautes comme celles d’une Asiatique, et des yeux clairs qui virent au vert selon l’inclinaison de la lumière. Quand on ne la connait pas, on la prend pour une esthéticienne, alors qu’elle dirige le service juridique d’un groupe d’import-export avec l’Afrique.
L’Afrique c’est son gagne-pain, mais c’est aussi sa faillite sentimentale parce qu’elle ne tombe amoureuse que des Noirs. Avant Mamadou, il y a eu Léonard, avant Léonard, il y a eu Moussa, avant Moussa, Diawara, je crois.
Elle a la tête qui tourne, envie de vomir, aussi. Son portable sonne dans la poche de sa veste. C’est Mamadou. Elle hésite à décrocher, puis se résigne, et c’est de nouveau la dispute.Il est loin le temps des mots d’amour. Ma gazelle. Mon Doudou. »

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