Et puis, Paulette…, Barbara Constantine

Et puis, Paulette..., Barbara ConstantineEt puis, Paulette…, Barbara Constantine, Calmann-Levy, Janvier 2012, Lgf, Avril 2013

Le début du roman :

Ferdinand et Marceline, tous deux d’un certain âge, vivent seuls et sont voisins. Chacun a peur d’importuner l’autre si bien qu’ils restent chez eux, bien sagement, drapés de leur solitude exacerbée juqu’au jour où le toit de Marceline menace de s’effronder. Après moult tergiversations, Ferdinand propose à sa voisine de venir habiter chez lui compte tenu de l’urgence de la situation. Marceline débarque avec son âne un brin capricieux. Et bientôt la grande maison trop silencieuse de Ferdinand se remplit de vie. Marceline est la première à débarquer mais pas la dernière. Les générations vont se côtoyer, se bousculer, apprendre à se découvrir et vivre ensemble. Les uns prodiguent leur expérience et leur sagesse tandis que les autres, plus jeunes, mettent un joyeux bazar dans cette ferme qui semble, à l’instar de son propriétaire, rayonner d’une seconde vie. Un roman sur ce que peut être la vie parfois : imprévisible, surprenante et rayonnante.
Si vous aimez ce livre et la prose pleine de gouaille de Barbara Constantine, lisez sans tarder ses précédents romans : A mélie, sans mélo chez Lgf, et Tom petit Tom, tout petit homme, Tom chez Lgf également  et son premier qui l’a fait connaître (un roman constitué de très courts chapitres qui peut se lire comme un recueil de nouvelles) : Allumer le chat chez Points.

Critique :

Voici un roman qui est une véritable douceur à savourer sans modération. Barbara Constantine nous fait passer un excellent moment entouré de personnages hauts en couleurs. L’univers est accueillant et très vite le lecteur ne veut plus quitter cette galerie de portraits unique. Et nous voilà embarqués dans une aventure mêlant le cocasse et l’émotion tragi-comique et dans laquelle se côtoient les générations dans un formidable élan de générosité pour notre plus grand bonheur.

Un petit extrait en forme de mise en bouche :

   « Guy coiffe les cheveux de Gaby. Ils sont si fins, si fragiles, il a peur de les abîmer, les effleure à peine avec la brosse, juste assez pour les lisser. Quand ils sont bien en place, il demande si elle veut mettre une barrette pour retenir sa mèche. Elle veut bien. Il cherche sa préférée, celle avec la grande fleur blanche. Un camélia, c’est ça ? Elle rouspète. Mille fois qu’elle lui répète : gar-dé-nia. Il n’arrive pas à s’en rappeler. Voilà, elle est prête. Il lui sourit. Elle voit dans ses yeux qu’il la trouve belle. Depuis son retour, il ne lui apporte plus son miroir, prend un air vague, dit qu’il l’a égaré à chaque fois qu’elle le réclame. Elle pense qu’il l’a cassé et ne veut pas l’avouer. Comme un petit garçon qui a peur de se faire gronder, il ment. Un peu. Pas trop. Enfin, juste assez. Pour le miroir, ça ne la gênerait pas d’apprendre qu’il est en mille morceaux, au contraire. Depuis quelque temps, ça ne lui plaît plus de se regarder dedans. Il a dû prendre l’eau, ou le fond s’est gondolé, en tout cas, elle ne se reconnaît pas dans son reflet. Dans les yeux de Guy, au moins, elle est toujours Gaby. Il ne s’arrête pas à la surface. Comme ce miroir de pacotille. Il plonge la chercher là où elle se cache, l’éclaire de son amour.
   Avec lui à ses côtés, elle sait que le moment venu, elle n’aura pas peur. »

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Commentaires
  1. Monchichi

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