Un avion sans elle, Michel Bussi

Un avion sans elle, Michel BussiUn avion sans elle, Michel Bussi, paru le 12 Janvier 2012 chez Presses de la Cité, 7 Mars 2013 chez Pocket, 573 pages.

Salué par la presse, couronné par deux prix : Maison de la Presse et Meilleur Polar francophone Un avion sans elle est largement plébiscité par son public français. Il succède à Nymphéas noirs qui a récolté une grosse moisson de prix en tous genres. Son dernier roman : N’oublier jamais  paru en grand format chez Presses de la Cité est sorti le mois dernier (cf : mon article N’oublier jamais) en même temps que la sortie poche de Ne lâche pas ma main. Ainsi, en l’espace de quelques roman, Michel Bussi s’est fait un nom et un public acquis à sa cause. Le prochain verra le jour en Octobre 2014 : Gravé dans le sable qui est une réédition de Omaha crimes, son premier roman. Avis aux inconditionnels…

Le sujet du roman :

Un terrible crash d’avion en 1980 : une seule survivante à savoir un bébé de trois mois. Deux familles prétendent en être les grands-parents respectifs. Les parents ont péri dan l’accident. Deux bébés nés à trois jours d’intervalle aux caractéristiques physiques très proches ont embarqué sur le même vol. Et chaque famille veut la récupérer, persuadée que la survivante est la leur. Facile de les départager ? Quelques tests, des déductions et le bébé sera rendu à sa famille… C’est ce que tout le monde pouvait croire. Il n’en sera rien…

Après le verdict du juge au tribunal, le sort en est jeté : on attribue une identité à la petite sans certitude absolue. Alors la famille n’ayant pas obtenu la garde de l’enfant embauche un détective privé dans l’espoir de trouver des preuves et de connaître de source sûre la vérité. Cette famille est riche et propose une coquette somme au détective jusqu’à la majorité de l’enfant. Il fera tout son possible, sa vie tournant exclusivement autour de cette enquête, pour déterminer qui est l’enfant. A l’aube des dix-huit ans de la jeune femme, le détective, amer, constate son échec et s’apprête à laisser son carnet (le fruit de ses recherches et de ses diverses hypothèses) avant de mettre fin à ses jours. Mais alors qu’il tient le canon sur sa tempe, ses yeux se posent sur un article du journal datant du drame et la lumière se fait alors dans son esprit. Comment est-ce possible ? Sans évidemment rien dévoiler, il explique que, pour comprendre la vérité, il suffisait simplement d’ouvrir ce journal mais… dix-huit ans après. Dès lors, le lecteur s’attelle à dénouer le fil de l’intrigue !

Mon avis :

Qu’est-ce que le détective a pu apercevoir sur ce satané journal lui permettant de découvrir, d’une manière inespérée, la clé d’une énigme après dix-huit ans de recherche laborieuse alors qu’il était sur le point d’abandonner ? Ah ! Croyez-moi, cette question va vous hanter, vous allez la retourner des centaines de fois dans votre esprit. Vous visualiserez cet article de journal et la photographie qui l’accompagne. Vous élaborerez peut-être, tout comme moi, des dizaines d’hypothèses des plus crédibles aux plus alambiquées… Plus l’on avance dans le roman, plus l’intrigue s’épaissit alors vous repenserez à ce maudit article de journal et vous ne trouverez probablement pas à moins d’être particulièrement intuitif…
Vous êtes déjà intrigué ? Eh bien, croyez-moi, ce n’est qu’un début.
Si, pour ma part, j’avais découvert une partie de la résolution, Michel Bussi multiplie les mystères et conduit son lecteur (dont je fais partie) sur pas mal de fausses pistes surprenantes. Bien sûr, il nous arnaque allègrement (je ne vous dirai pas en quoi, ce serait sacrifier une partie du roman) mais c’est le propre des bons romans policiers écrits par de machiavéliques auteurs, non ?!
S’il reste un élément manquant de crédibilité à mes yeux dans ce roman de maître, c’est la relation entre Marc et Lylie. Elle participe en quelque sorte au folklore romanesque.
Et le scénario est original , il ne s’agit pas d’un « banal » meurtre… Un livre qui se dévore jusqu’à l’obsession compulsive de résoudre enfin l’énigme aussi complexe que déchirante.

Un extrait du début du roman qui nous plonge dans le vif du sujet :

« 23h59

Il n’arrivait toujours pas à croire ce qu’il voyait. Ses mains tremblaient. Un immense frisson le parcourait de la nuque au bas du dos.
Il avait réussi !

La solution se trouvait là, dans ce journal, à la une, dépuis le début. Elle attendait patiemment : il était rigoureusement impossible de découvrir cette solution à l’époque, dix-huit ans auparavant. Tout le monde l’avait lu, ce journal, détaillé, analysé, mille fois, et pourtant personne ne pouvait deviner, en 1980, et pendant toutes les années qui avaient suivi.
La solution sautait aux yeux… à une condition.
Une seule condition. Absolument délirante.
Ouvrir ce journal dix-huit ans plus tard ! »

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