Se faire éditer

En tant que libraire, l’on nous pose parfois certaines questions sur le moyen de se faire éditer. C’est un processus complexe et parfois décourageant. Certains ouvrages traitant spécifiquement de ce sujet offrent aux novices de précieux conseils tant sur le fond que sur la forme. Voici un blog qui synthétise très bien ce qui peut vous attendre si vous êtes un auteur en quête d’un éditeur.

Le manuscrit doit être relié, dûment corrigé et accompagné d’une courte lettre de présentation pour donner envie au comité de lecture d’ouvrir ce manuscrit parmi tant d’autres.
Avant tout, il faut cibler les maisons d’édition. Il n’y a par exemple aucun intérêt à envoyer un roman policier à une maison d’édition qui ne publie que des essais. Rien de tel que de fureter dans sa librairie préférée, de repérer ses auteurs fétiches et les maisons d’édition qui peuvent correspondre à ses goûts et au style de livre proposé.

Une fois son manuscrit lu et relu, relié et la lettre d’accompagnement (pas trop prétentieuse) rédigée, on peut choisir de l’envoyer par la poste en courrier simple ou recommandé et ensuite il faut s’armer de patience. Tous les éditeurs ne donnent pas suite, ils sont souvent débordés par la masse de manuscrits qu’ils reçoivent. Il fait souvent attendre plusieurs mois pour obtenir une réponse type ou avec un peu plus de chance quelques mots qui expliqueront les motifs du refus. Les quelques rares nouveaux auteurs qui auront le privilège  de se voir publier sont généralement contactés par téléphone. Laissez toutes vos coordonnées dans la lettre d’accompagnement.

Lorsqu’un manuscrit est refusé, l’éditeur propose souvent à son auteur de le récupérer moyennant des frais d’envoi, ceux qui ne sont pas récupérés sont détruits au bout d’un certain temps.

L’édition est un parcours difficile. En plus d’avoir du talent dans l’écriture, il faut une certaine dose de chance et proposer son manuscrit au bon éditeur au bon moment. Avant d’avoir une chance de conquérir son lectorat après publication… Parce que là encore, il lui faut trouver sa place parmi les nombreuses nouveautés du moment ! De très grands auteurs se sont vus refusés plus d’une fois. Bernard Werber, J.K Rowling, Dan Brown auteurs à succès aujourd’hui ont essuyé des refus. Il faut donc être déterminé et persévérant. Avant tout envoi, faites lire votre manuscrit à votre entourage ou mieux à des inconnus qui pourront vous donner un avis plus neutre. Pourquoi pas laisser un chapitre sur un forum de lecture afin de vérifier que le début est suffisamment accrocheur ?

Outre la publication classique, par le biais d’un éditeur papier, il existe d’autres voies telles que certains concours qui permettent de faire émerger de nouveaux écrivains et de tester sa plume ou encore l’édition sur le net qui, si elle souvent difficile car noyée dans la masse, a parfois ouvert la voie à des écrivains qui ont par la suite été édités en version papier.

L’autoédition peut être une solution pour des écrivains qui veulent à tout prix éditer un roman mais n’ayant pas été acceptés par les éditeurs papiers, ne voulant pas non plus avancer les frais d’une édition à compte d’auteurs (souvent risquée) et se sentant suffisamment solides pour accompagner leur livre, le défendre, le promouvoir… Une fois cette solution adoptée, il reste de nombreux paramètres à explorer mais cela a le mérite de faire exister le livre pour son auteur. Vous pouvez trouver plus de renseignements notamment sur le site Copy Media qui offre une édition pour les particuliers!

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