Oksa Pollock, t.6 « La dernière étoile », Anne Plichota et Cendrine Wolf

Oksa Pollock, Anne Plichota Cendrine WolfOksa Pollock, t.6 « La dernière étoile », Anne Plichota et Cendrine Wolf, XO éditions, paru le 07 Novembre 2013, 392 pages

Une excellente série jeunesse à partir de 13 ans par un duo d’auteures françaises qui ont fait d’Oksa Pollock un véritable phénomène en littérature jeunesse. Composée de six tomes, la série s’est donc achevée avec ce dernier sorti en novembre. Mais l’un des personnages « Tugdual » va donner lieu à une nouvelle série ce qui devrait ravir les fans. D’autre part, en mars de cette année, est sorti Susan Hopper qui est le premier tome d’une toute nouvelle saga.
J’ai été conquise pour ma part dès le premier tome par la série Oksa Pollock qui propose un univers très bien construit fait de magie, d’aventure, de fantastique, le tout largement saupoudré d’humour, d’amitié et d’amour. Un cocktail détonant où rien n’est laissé au hasard. C’est une série jeunesse exigeante sur le plan de l’écriture et de la créativité. Au fil des tomes, le souffle ne retombe pas. Et contrairement à une autre génialissime série jeunesse telle que Harry Potter (que j’adore absolument, qu’il n’y ait aucun malentendu !), Oksa Pollock dès le second tome propose quelque chose de très différent (cadre et aventures complètement renouvelés) et au gré des différents tomes, les auteures jouent vraiment sur l’originalité, la nouveauté, d’autres lieux et personnages … Il n’y a pas cette continuité que l’on a avec Harry Potter, au moins pour les premiers tomes de J.K Rowling.
L’imagination de ces deux auteures est sans limites. Elles ont créé un univers empli de créatures magiques qui ont leur importance et apportent beaucoup de légèreté et de fantaisie à l’ensemble. Et je dirais même qu’elles ont quasiment créé un langage, celui des si attachants Foldingots au service d’Oksa et de sa famille. C’est si drôle de les entendre s’exprimer avec leurs synonymes alambiqués et leurs tournures de phrases étranges que je ne résiste pas au plaisir de citer le texte :
« Le Foldingot glissa sa main dans celle de sa maîtresse.
_ La domesticité de ma Gracieuse préconise à ma Gracieuse et aux Sauve-qui-peut de garnir leur estomac de victuailles.
_ Je n’ai pas très faim, répondit Oksa dans un souffle.
_ Le présent et les jours futurs sont farcis d’épreuves et l’énergie doit rencontrer le summum.
_ Tu as raison, Foldingot ! approuva Pavel. Mangeons et essayons de ne pas envenimer les choses. […]
Son gros visage rond exprimait une telle tristesse qu’Oksa, malgré son abattement, ne put s’empêcher de le prendre dans ses bras.
_ La domesticité de ma Gracieuse rencontre la détention de la connaissance qu’aucune ignorance ne parvient à corrompre. Les Coeurs Gracieux ont la similitude de livres ouverts : votre intendant fait la lecture de la composition de leur esprit, de leurs pensées… de leur respiration, des pulsations de leur coeur…
Il renifla longuement et se détacha avec douceur de l’étreinte de sa maîtresse. Son corps potelé se tassa, ses bras tombant le long de ses flancs jusqu’à toucher quasiment terre. »
Malgré les apparences, on s’y fait très vite au parler des Foldingots !
Bref, c’est un vrai régal pour jeunes (et moins jeunes) que de s’immerger dans l’univers d’Oksa !

Le début du premier roman, Oksa Pollock t.1 « L’inespérée » (2010)

Oksa Pollock avec ses parents Marie et Pavel, sa grand-mère farfelue Dragomira, déménage à Londres ainsi que son meilleur ami Gus et ses parents qui sont amis avec les siens et les accompagnent dans leur projet d’ouverture d’un restaurant.
Premier jour d’école : Oksa et Gus s’y rendent ensemble. Oksa est quelque peu stressée et son tempérament de feu ne l’aide pas à s’apaiser. Des événements pour le moins étranges vont se produire en cette journée particulière. Un de ses professeurs s’en prend à elle de façon injuste. Et voilà qu’elle est sur le point de découvrir qu’elle est capable de léviter ou encore d’envoyer des boules de feu ! Et qu’est-ce que signifie cette marque étrange qui apparaît sur son nombril ? Très proche de son excentrique grand-mère, elle s’en ouvre à cette dernière qui lui révèle la vérité sur ses origines. Elle vient d’un autre monde « Edefia » qui était une sorte de Paradis mais qui est aujourd’hui devenu inaccessible à cause de traîtres, de félons tels que McGraw, son professeur honni qui voudrait se servir d’Oksa pour retourner à Edefia. En effet, si Edefia semble perdue, il existe un moyen d’y retourner et ce moyen s’appelle Oksa. Elle est la clé qui permettra d’ouvrir le Portail de ce monde invisible aux yeux des humains. Dragomira explique à sa petite-fille qu’elle est donc « l’Inespérée » en tant que descendante de Dragomira qui est l’actuelle Gracieuse ou Souveraine du royaume Edefia. C’est par son père qu’Oksa a ce pouvoir magique mais Pavel voulait la protéger et ne lui a jamais rien dit sur ses origines. Il a d’ailleurs caché la vérité à sa propre femme qui est « simplement humaine ». Pour Oksa au sang chaud, il va lui falloir s’entraîner dur pour maîtriser ses pouvoirs et son impulsivité afin de combattre les félons et avoir une chance de retrouver Edefia et les « Du-dedans », c’est-à-dire les personnes nées à Edefia et qui y sont toujours… Adrénaline, aventures explosives et soutien amical et familial seront au rendez-vous de cette quête difficile, cruciale et palpitante !

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