Hanna, Laurence Peyrin

hannaHanna, Laurence Peyrin paru le 5 Novembre 2015 chez Kero, 279 pages.

Voici le second roman de Laurence Peyrin qui est la suite du fabuleux : La drôle de vie de Zelda Zonk couronné par le prix Maison de la Presse. Ce roman est à découvrir après avoir lu le premier sans quoi vous passerez à côté.

Mon résumé :

Après la fin de Zelda Zonk qui nous laissait un tantinet sur notre faim, nous retrouvons avec plaisir la délicieuse Hanna qui, alors qu’elle s’était persuadée être stérile, a donné naissance à une petite fille prénommée Eleanor. Celle-ci a six mois, elle est avec Hanna et Jeffrey à New York.
Hanna tente de mettre le plus de distance possible entre elle et son passé. Notamment Michael. Mais comment y parvenir alors que le visage de sa fille lui rappelle celui de son amant à chaque fois qu’elle le regarde ?
Déterminée à tourner la page, Hanna se lance dans un projet d’envergure : l’ouverture d’une librairie salon de thé à New York où, peu à peu, elle et sa petite deviennent les coqueluches d’une clientèle d’habitués.
Pourtant, tôt ou tard, elle devra revenir à Kinsale où l’attend son héritage.
Quand le passé s’impose brusquement à elle, Hanna n’a d’autre choix que de se poser les questions essentielles et d’essayer de faire face au tsunami émotionnel qui menace de l’engloutir toute entière.

Mon avis :

Un deuxième opus dans la droite lignée du premier. Malgré une fin quelque peu hâtive et somme toute prévisible, le lecteur (et plus probablement la lectrice) se laisse emporter par Hanna, son histoire familiale, les personnages qui gravitent autour d’elle, et ses choix de vie parfois impossibles.
Un roman facile à lire avec une vraie richesse dans les questionnements soulevés.
On aurait bien prolongé ce beau moment de lecture !

Un petit extrait d’Hanna :

« Michael était près d’elle.
Si près qu’elle voyait les éclats noirs de ses iris gris-vert. Son regard était brumeux, un peu ailleurs, mais il lui souriait, de petites rides en soleil s’épanouissant sur ses tempes.
Hanna sentait son parfum, peau et fougère, qui lui parvenait au rythme du léger battement dans le creux de son cou.
Elle voulut poser les mains sur ses épaules, les nouer autour de sa nuque pour l’attirer vers elle, mais ses doigts étaient gourds, tordus, ses bras en plomb. Le regard de Michael se fit flou, puis il tourna la tête, un léger mouvement. Hanna mobilisait ses forces pour l’atteindre ; un noeud grouillant bloquait sa respiration. Cherchant l’air, elle ne put évacuer qu’un gémissement terrible qui la réveilla.
« Hanna? »
La plante de ses pieds effleura le tapis bouclé. Elle était dans sa chambre, à New York. Une main chaude lui enserra le poignet. Jeffrey.
« Hanna, chérie ? »
Elle se libéra en retenant ses larmes et s’enfuit, pliée en deux. Dans le noir, elle tomba à genoux devant la cuvette des toilettes, rendant son rêve, son cauchemar. Secouée de spasmes, elle s’entendait geindre – des sons incohérents, résonance éperdue de la crampe qui lui broyait l’estomac.
« Hanna, qu’est-ce qui t’arrive ? »

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