Les hommes meurent les femmes vieillisent, Isabelle Desesquelles

Les hommes meurent les femmes vieillissent, Isabelle DesesquellesLes hommes meurent les femmes vieillissent, Isabelle Desesquelles, Belfond, 219 pages.

Mon résumé :

A l’Eden, l’institut de beauté dont s’occupe Alice, une jeune femme pétillante et discrète que tous savent apprécier, dix portraits de femmes d’une même famille et côtoyant ce même cabinet se succèdent. Plusieurs générations de femmes : soeurs, mères, grand-mères, tantes, cousines, jeunes filles… Autant de parcours de vie, de rêves, d’espoirs, de désillusions, d’expériences amoureuses, sexuelles (plus ou moins détaillées), de souvenirs d’enfance. Dix femmes au caractère singulier, à la trajectoire unique dont le dénominateur commun est de se retrouver (régulièrement) à l’Eden, leur institut de prédilection où elles se font chouchouter et glanent un temps pour se faire du bien. Or la première de la famille à être venue à l’Eden, c’est Eve, la grande absente quoique sans cesse mentionnée qui, après son suicide, a laissé une lettre mystérieuse semblant s’être évaporée…
Le roman s’ouvre sur la voix d’Alice qui a décidé de déménager son institut pour l’installer dans la maison d’Eve où elle veut réunir toutes les femmes de la famille avec quelque appréhension tout de même.

Ma critique :

Voici un court roman résolument féminin façonné de courts chapitres où chaque femme à la première personne s’exprime après une présentation sommaire de la part d’Alice. Les hommes meurent les femmes vieillissent se lit très facilement un peu à la manière d’un recueil de nouvelles. Certains personnages vous plairont sans doute plus que d’autres. L’écriture, intime, est plaisante et l’idée de départ originale et porteuse. Quant au mystère entourant la figure particulière d’Eve, il s’épaissit au fil des pages jusqu’à la résolution.
Toutefois, le peu de liens entre chaque chapitre et leur brièveté peuvent apporter une certaine confusion chez le lecteur quant aux liens familiaux qui existent entre les protagonistes. Ce genre de romans n’est pas de ceux qui restent gravés en mémoire très longtemps. En bref, on passe un moment agréable sans que celui-ci soit mémorable si ce n’est tout de même quelques fulgurances qui varieront d’un lecteur à l’autre.

Un extrait au début du roman où Alice s’interroge sur le sens du mot famille :

   « Je sais combien ce qui fait et défait une famille, ce sont les liens invisibles, ces vies ordinaires d’humains. On est déjà une énigme pour soi, alors pour les autres… Les familles sont pleines de silences et de mensonges. On se débrouille comment avec ça ? Comme tout le monde, on continue. Et on imagine la vie qu’on aurait eue avec celui ou celle parti trop tôt ; les questions se bousculent. Oh, on ne les pose pas à voix haute, mais à l’intérieur de nous les réponses résonnent. Souvent, elles font mal. Dans cette famille, il y a ce mystère autour des dernières heures d’Eve. Il a provoqué quelque chose qui gêne et qui hante. Comme cette lettre, la lettre d’Eve, ils l’appellent. Tous y pensent, se demandant qui l’a lue. Pour certains, c’est une affabulation, elle n’a jamais existé ; les autres en parlent tellement, qu’ils se mettent à y croire. Moi, je sais. Je sais combien cette lettre contient les doutes, les espoirs et les échecs, pas seulement d’Eve, mais aussi de ceux qui ne se sont pas habitués à la vie sans elle. Dix vies entamées par l’absence d’une seule qui résonne tel un reproche. Dans quelques heures, les dix ont rendez-vous dans la maison d’Eve avant qu’elle ne devienne tout à fait l’Eden. »

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