Les délices de Tokyo, Durian Sukegawa

délices tokyoLes délices de Tokyo, Durian Sukegawa chez Albin Michel le 3 Février 2016, traduit du japonais par Myriam Dartois-Ako, 239 pages.

Ce roman a inspiré le film de Naomi Kawase, nominé à Cannes.

Mon résumé :

Sentarô est le gérant d’une petite pâtisserie à Tokyo. La boutique ne lui appartient pas, il rembourse une dette à la propriétaire. il a autrefois fait de la prison. Ce travail est loin de le passionner, la clientèle n’est pas vraiment au rendez-vous jusqu’au jour où une très vieille dame aux mains déformées se présente pour cet emploi, offrant ses services pour un salaire dérisoire.
Elle insiste tant et si bien que Sentarô accepte d’embaucher cette mystérieuse Tokue qui, comme son employeur, semble abriter de sombres secrets.
La vieille dame apporte son talent minutieux et initie Sentarô à l’art délicat de confectionner le an, cette pâte de haricots rouges avec laquelle les dorayaki sont fourrés. Tokue semble entrer en communion avec les haricots rouges à la grande surprise de Sentarô qui semble être passé complètement à côté de ce savoir-faire.
La clientèle afflue de nouveau mais Tokue n’est pas au goût de la propriétaire qui s’inquiète de ses doigts crochetés et de l’image qu’elle renvoie aux clients.
Sentarô ne sait pas alors combien cette rencontre sera bouleversante et déterminante pour sa vie future.

Mon avis sur ces Délices de Tokyo :

Ce roman est une petite pépite. Original, savoureux, poétique et enchanteur. Sukegawa nous conte une histoire sensible avec de beau portraits humains et une grande délicatesse qui transparaît à travers son écriture. On se laisse très tôt charmer par ce sujet peu commun, la façon si douce qu’a l’écrivain de prêter vie aux personnages mais aussi de les ancrer dans un décor, cette échoppe en face d’un cerisier que l’on voit se dessiner avec netteté.
Ce roman à la gourmandise communicative vous convie à un voyage dans un Japon insoupçonné aux côtés de personnages inoubliables. Magnifique.

Place à l’extrait !

« Ce jour-là, peut-être parce que c’était la première fois qu’il avait appris à préparer une purée de haricots digne de ce nom, ou parce que la présence continuelle de Tokue à ses côtés le galvanisait, Sentarô réussit ses petits pancakes. Ils étaient tous bien ronds. Avec lui, c’était rare.
La boutique ouvrirait dans un quart d’heure. Ils avaient commencé un peu après six heures, ils avaient donc travaillé quatre heures et demie. Sentarô et Tokue, en s’étirant et se massant les bras, s’installèrent sur les tabourets de la cuisine.
De la pâte de haricots fondants encore tiède entre deux petits pancakes joufflus fraîchement cuits. Pour les amateurs, c’est un instant divin.
Sentarô adressa un signe de tête à Tokue et porta le
dorayaki à ses lèvres.
Instantanément, l’arôme lui monta aux narines, flotta jusque derrière lui.
C’était la parfum de haricots
azuki vivants, sans rien à voir avec l’odeur de la purée industrielle. L’arôme surgissait, comme jaillissant vers le haut. Mais il avait aussi une certaine complexité. Une saveur sucrée, tout en légèreté, se déploya sur le palais de Sentarô.
Il sourit à Tokue et croqua une nouvelle bouchée. Vraiment, c’était renversant. »

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