Jusqu’à ce que la mort nous unisse, Karine Giebel

Jusqu'à ce que la mort nous unisse, Karine GiebelJusqu’à ce que la mort nous unisse, Karine Giebel, Paru en Novembre 2009 chez Fleuve Noir (épuisé sous ce format) et chez Pocket en Septembre 2011, 605 pages

Karine Giebel est aujourd’hui une des grandes voix de la littérature policière française. En quelques romans, elle a su imposer sa patte et la noirceur de son écriture qui sonde les tréfonds de la psyché humaine.
Jusqu’à ce que la mot nous unisse qui aurait pu s’intituler L’Ancolie a obtenu le Prix des lecteurs au festival Polar de Cognac.

Résumé :

Vincent guide de haute montagne en Savoie près de Colmars est tout autant grand séducteur que secret et introverti depuis de départ dévastateur de sa compagne Laure qui s’est enfuie du jour au lendemain sans plus jamais donner de nouvelles. Incapable d’aimer, il multiplie les aventures éphémères car il ne sait/veut plus aimer. Mais un jour, une de ses conquêtes au coeur blessé se suicide ce qui lui vaut un fort sentiment de rancune de la part d’une collègue et une mésestime plus grande encore de lui-même.
Il n’y a guère que son ami de toujours, Pierre, qu’il considère comme un frère et la famille de ce dernier qui le sorte de son isolement jusqu’au drame… Pierre, pourtant habitué à la montagne, est retrouvé mort. On conclue à l’accident. Mais Vincent est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre. Il va ainsi peu à peu se rapprocher de la jeune recrue de police : Servane, fraîchement installée dans la région. Cette dernière souhaite que Vincent, pourtant désagréable de prime abord, l’initie à la découverte de la montagne. Quant à lui, il la convainc bientôt de pousser plus avant l’enquête sur le décès étrange de son ami Pierre.
Vincent n’a alors pas la moindre idée de l’engrenage dans lequel il va s’immiscer. Les révélations vont au fur et à mesure être dévoilées et résonner comme autant de coups de massue sur sa nuque.

Mes impressions :

Malgré une mise en place quelque peu laborieuse et quelques longueurs, Jusqu’à ce que la mort nous unisse se lit avec plaisir grâce surtout à la force et la complexité des personnages principaux : cet improbable tandem Vincent/Servane évoluant sur une montagne majestueuse en toile de fond qui, à elle seule, compose un élément central du roman au suspense finement distillé.
La tension à son comble dans les quatre-vingts dernières pages viendra souligner une belle fin qui vous laissera peut-être songeur…

Un extrait du début du roman :

   « Assis sur les marches en compagnie de Galilée, Pierre Critiani l’attendait.
_ Qu’est-ce que tu fais là ? s’étonna Vincent.
_ Je monte au lac,  j’en ai profité pour m’arrêter un peu. ..
Pierre, l’ami d’enfance, le frère que la vie lui avait offert.
Inestimable cadeau.
Ils partagèrent un café dans la cuisine. Ils parlaient peu, n’avaient jamais été de grands bavards. Et depuis que Laure l’avait quitté, Vincent se montrait encore plus taciturne qu’avant.
Envolée, cinq années auparavant. Partie avec un autre homme. Un Parisien, en plus ! Sur un coup de tête ou un coup de foudre, elle, l’enfant de la vallée,
l’as des sommets, ou lasse des sommets, était allée se perdre dans la capitale. Personne ne l’avait plus jamais revue dans le coin.
Depuis ce jour maudit, Vincent avait cessé d’aimer. Replié sur lui-même d’abord, dans une chrysalide de souffrance, il avait lentement repris le dessus pour redevenir l’homme fort qu’il était avant ce douloureux épisode.
En apparence du moins. Car Pierre savait que cette plaie ne se refermerait jamais. Il suffisait d’observer la manière dont Vincent malmenait les femmes ayant le malheur de croiser sa route ; jouant de son charme pour les attirer dans le piège, comme l’araignée capture les proies dans sa toile aux reflets argentés.
Leurre mortel.
Ca ne le rendait pas heureux, ça ne guérissait pas la blessure. Ca n’arrêtait même pas l’hémorragie.
Seulement une vengeance. Dérisoire, illusoire.
Elles payaient toutes pour Laure. »

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